23 septembre 2008
Cri d'alarme pour le patrimoine : mobilisation de 15 organisations nationales
Politique nationale - 12/09/2008
Cri d'alarme pour le patrimoine : mobilisation de 15 organisations nationales
Particulièrement inquiètes de l'insuffisance des moyens consacrés au patrimoine en France. 15 organisations nationales appellent à un sursaut alors que le gouvernement finalise le projet de budget 2009.
Leurs représentants renouvelleront ensemble une "Déclaration solennelle pour le patrimoine"
le 16 septembre 2008 à 10h30 au Sénat
à l'occasion des Journées juridiques du patrimoine
Un point presse se tiendra au Foyer - salle Clémenceau
Réunion des associations nationales de sauvegarde du patrimoine bâti et paysager
Fnassem - La Demeure Historique - Ligue Urbaine et Rurale - Maisons Paysannes de France -
Union REMPART - Sauvegarde de l'Art Français - SPPEF - Vieilles Maisons Françaises -
Journées juridiques du patrimoine
Fondation du Patrimoine - Association Nationale pour la Protection des Villes d'Art
Association Nationale des Villes et Pays d'Art et d'Histoire et secteurs sauvegardés
Section Française de l'ICOMOS - Société Française d'Archéologie
Agence nationale pour la rénovation urbaine
13 septembre 2008
Soirée sur l'évolution des paysages mâconnais
samedi 13 septembre 2008 - Charnay-les-macon
Soirée sur l'évolution des paysages mâconnais
Convaincue que le paysage est une composante essentielle du patrimoine commun, la ville de Charnay-lès-Mâcon propose des actions d'information et de sensibilisation sur ce thème.
Dans le prolongement de l'exposition « Regards sur les paysages de Saône-et-Loire » qui se tient jusqu'au 26 septembre, nous vous invitons à débattre sur les enjeux principaux et les actions à promouvoir pour les paysages de demain.
Bâti ancien, nouvelles constructions, urbanisme, petit patrimoine, activités agricoles, tourisme, grand paysage... Nous débattrons sur ces thèmes, accompagnés de plusieurs invités qui partageront leur vision de nos paysages et de leurs enjeux, ainsi que des expériences d'aménagement et de mise en valeur de notre territoire.
Plusieurs thèmes seront abordés comme : « Gestion et valorisation du Grand Site », « Grand paysage et tourisme », « Activités et paysages viticoles », « Projet de territoire et extensions urbaines » ; en présence du Député-maire Gérard Voisin, de Frédéric Breuil, conseiller municipal délégué à l'urbanisme, au PLU et au développement durable, Thomas Héritier-Pingeon et Emmanuel Limare, chargés d'études au CAUE de Saône-et-Loire, Stéphanie Beaussier, Directrice du syndicat mixte de valorisation du Grand Site de Solutré-Pouilly-Vergisson, Hervé Josserand, guide de pays, Didier Sauvage, responsable du service viticulture de la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire, et Michel Senelet, chef de projet pour le SCOT du Pays Beaujolais.
La soirée sera clôturée par un vin d'honneur autour de l'exposition « Regards sur les Paysages de Saône-et-Loire ».
Entrée libre et ouverte à tous dès 20 h à la Cave Coopérative de Charnay-lès-Mâcon. Jeudi 18 septembre.
Hausse de la fréquentation
Samedi 13 septembre 2008 JSL
Réunion de rentrée pour les membres du SMGS
Syndicat mixte du grand site
Hausse de la fréquentation pour les deux roches et le musée
|
|
Ce sont essentiellement des rapports administratifs qui ont composé
l'ordre du jour de la réunion de rentrée des membres du SMGS (syndicat
mixte du grand site). Mais ce temps important dans la vie du syndicat a
également laissé une place aux traditionnelles questions diverses.
Pour
ce qui est du bilan des travaux de réalisation du parking du site de
Solutré, on y apprend que la première tranche est opérationnelle. Le
coup d'envoi d'une deuxième tranche devrait suivre. Concernant
l'avancement du chantier « toilettes » sur la roche de Vergisson, il
faut savoir qu'en juillet dernier l'entreprise Bragigand a mis en place
le bâtiment d'intégration paysagère des toilettes d'automnes sur la
roche. Il a été réalisé en gabions de pierre sèche avec toit en lauze.
Les travaux complémentaires seront réalisés dès cet automne. Les
travaux de la brigade de gestion des espaces naturels avancent eux
aussi. Depuis janvier 2008, les restaurations d'un mur en pierre-sèche
sur le chemin d'accès à la roche et la maison du SMGS à Solutré sont
réalisés de même que l'entretien des chemins de randonnées et
d'escalade à Solutré et à Vergisson. À Davayé, la première tranche de
restauration d'un passage à talon a été terminée. Une deuxième tranche
est à venir. Travaux en cours : la restauration du lavoir de France à
Vergisson.
Enfin, au niveau de la fréquentation des roches, elle se
situe au 31 août à environ 135 000 visiteurs à Solutré et 33 000
visiteurs à Vergisson. En comparaison avec l'année précédente, les
responsables notent une très nette augmentation de la fréquentation y
compris pour celle du musée (2 000)
Le parking du site de Solutré est opérationnel 
11 septembre 2008
TRAVAIL AVEC LES ANES
a
10 septembre 2008
Un patrimoine menacé
Pourquoi un Carrefour européen de la pierre sèche ?
Un
patrimoine commun
Les constructions en pierre sèche font partie du paysage rural
européen. Depuis l’Ecosse jusqu’à Chypre, murs,
bergeries, chemins et abris connaissent des déclinaisons locales
qui font la richesse de ce patrimoine commun.
Un
patrimoine menacé
Ces constructions, à la valeur architecturale souvent peu reconnue,
témoignent d’un mode de vie rural traditionnel et reposent
sur un savoir-faire ancien et complexe qui risque de se perdre faute dune
transmission suffisante.
Une
profession en devenir
Les artisans capables de préserver et de développer ce patrimoine
– les murailleurs ou muraillers – ne bénéficient
pas encore de la reconnaissance suffisante et la survie de leur savoir-faire
repose encore essentiellement sur la transmission orale. Il faut capitaliser
ce savoir-faire et aider à organiser la formation en lui offrant
le cadre légal, scientifique et institutionnel nécessaire.
Cette reconnaissance permettra la préservation du patrimoine sur
le long terme, par exemple en favorisant la commande publique et privée
d’ouvrage en pierre sèche, aujourd’hui bloquée
par un manque de référentiels communs.
Lancé par le Centre Méditerranéen de l’Environnement et ses partenaires, et soutenu par le programme Culture 2000 de la Commission européenne, le Carrefour européen de la pierre sèche doit créer une dynamique européenne autour de la restauration et de la préservation du bâti en pierre sèche.
Le Carrefour Européen envisage
également le patrimoine de pierre sèche sous l’angle
de la modernité :
- parce qu’il est encore très présent dans la culture
et le paysage européens
- parce qu’il répond aux exigences actuelles du développement
durable (construction adaptée à l’écologie et
à l’économie locales, matériaux «propres»).
09 septembre 2008
Vers un nouvel arrêt des travaux d'entretien du patrimoine ,
Vers un nouvel arrêt des travaux d'entretien du patrimoine ? Vive inquiétude des VMF à l'occasion des 25èmes Journées du patrimoine
Communique de presse - Paris
A la veille des 25èmes Journées du patrimoine et à quinze jours de l'annonce du projet de budget de l'Etat pour 2009, les VMF s'alarment des silences de Christine Albanel sur l'avenir des crédits d'Etat consacrés à l'entretien et à la restauration du patrimoine, malgré son vœu "Nous ne laisserons pas notre patrimoine se dégrader faute de moyens".
Deux mesures paraissent incontournables :
- Face à l'importance de l'endettement des DRAC (600 millions d'€ selon les termes de Michel Clément, directeur de la DAPA), une mesure d'apurement financier doit être envisagée par une recette exceptionnelle, telle la cession d'actifs immobiliers ou financiers de l'Etat.
- Pour favoriser un entretien régulier des 43.000 monuments protégés (classés et inscrits) français, les crédits alloués au patrimoine doivent être portés à un niveau pérenne de 400 millions d'€, contre 300 millions d'€ en 2008. Les VMF souhaitent qu'une ressource nouvelle et durable, provenant par exemple de la taxation des jeux de hasard, soit mise en place. Si un tel dispositif ne pouvait voir le jour avant 2010, une avance sur 2009 serait nécessaire.
Faute d'actions immédiates sur ces deux points, le blocage de toute opération nouvelle en région, déjà constaté en Bourgogne et en Rhône-Alpes, ne pourra que s'étendre à tout le territoire.
Face à cette situation préoccupante, les VMF rappellent la nécessité de redéfinir une politique du patrimoine innovante, globale et ambitieuse, et réitèrent les quinze propositions formulées en juin dernier, lors de leur 50e anniversaire.
Contact presse : Nicole Coulon - Tél. 01 40 62 61 75 - Email : communication@vmf.net
08 septembre 2008
Le lavoir de la grille
Le lavoir de la grille , par Michel Carcenac
Avec l’arrivée de l’eau courante en 1908, cette grande lessive annuelle est remplacée par des lessives faites plus souvent, tous les huit ou quinze jours.

Dans la vallée de la Croux, ce lavoir est fort apprécié, le ruisseau est rapide, l’eau est claire, mais il est à quinze cents mètres de Belvès. Après s’être éreintées toute une journée, gelé les mains et les genoux en hiver, ces pauvres femmes doivent remonter une côte dure, le linge mouillé et pesant sur une brouette. Antoine amène sa lavandière au lavoir et la ramène avec sa camionnette.
Zéphyrin, possède cinquante-deux chemises, une par semaine. Cependant, les cols sont en celluloïd et donc toujours impeccables, de même que les manchettes.
La lessive se fait une fois par an. Le linge est mis à tremper dans un cuveau de bois de pin avec un sac de cendres de peuplier ou de noyer tamisées, et il subit alors les différentes opérations effectuées par les « lessiveuses ». Cette lessive est ensuite confiée aux lavandières qui effectuent un travail plus pénible en plongeant, battant, frottant, essorant et tordant. Cette opération s’effectue en été, car on peut faire sécher le linge sur l’herbe coupée.

Avec l’arrivée de l’eau courante en 1908, cette grande lessive annuelle est remplacée par des lessives faites plus souvent, tous les huit ou quinze jours. Les produits, comme la Saponite, sont arrivés. Malgré tout, les lavandières continuent d’aller au lavoir, sauf pour le petit linge, et cela a duré a duré jusqu’à l’arrivée des machines vers 1960. Les femmes allaient chez les particuliers chercher avec une brouette la panière de linge sale et rapportaient le linge égoutté mais encore mouillé. De nos jours, bien que possédant des machines, les Portugaises se rendent encore au lavoir des Fontaines où elles échangent des cancans, se disputent et parfois même se crêpent le chignon. Les lavoirs ont toujours été des lieux de rencontre privilégiés pour les femmes, Homère le savait.
Sur le cliché, on remarque la grande table de pierre dure sur laquelle la femme frotte et savonne avec le gros cube de savon de Marseille et la brouette spéciale où l’on posera directement le linge mouillé.


07 septembre 2008
Georgette Buffet expose au Petit musée
Georgette Buffet expose au Petit musée les 6 et 7 septembre
|
|
La rentrée arrive aussi pour l'association « villages en vie » qui à le
plaisir d'accueillir l'exposition d'objets décorés de Georgette Buffet
qui va inaugurer l'automne et l'année qui sera très active.
À
sa retraite Georgette s'est tournée vers la peinture comme activité de
loisirs. Une expérience qui est rapidement devenue une véritable
passion. Elle aime surtout mettre en valeur les anciens objets de la
vie quotidienne en leur redonnant une nouvelle vie. Elle est inspirée
par les paysages de notre magnifique région et par la nature en général
car en plus de ses talents d'artiste, c'est une jardinière
exceptionnelle qui bénéficie de « la main verte ». Elle aime également
peindre des natures mortes riches et variées en couleurs.
À voir au Petit Musée, bourg de Solutré les 6 et 7 septembre de 11 à 18 heures.
06 septembre 2008
DAVAYE : le chemin du Pelerin
D'une lecture de paysage à la présentation sommaire du village. Le Chemin du Pèlerin doit sa renaissance à quelques passionnés du village, en particulier à Monsieur Bruno Botti, ancien artisan maçon devenu expert en l'art de la gravure sur pierre. C'est à lui que l'on doit les bornes indicatrices jalonnant ce chemin. Si vous empruntez ce Chemin depuis l'église du village, dirigez-vous en droite ligne le long du mur au pied duquel il se poursuit, puis tournez à droite, descendez jusqu'à la tête de vigne toute proche et arrêtez-vous. La vallée que l'on aperçoit est encaissée entre deux coteaux : celui qui descend de la Roche de Vergisson sur lequel nous nous trouvons, et celui qui descend de la Roche de Solutré, qui nous fait face. La Denante coule dans la vallée. Ce ruisseau prend sa source dans la barre graniteuse qui s'étend au-delà des Roches calcaires de Vergisson et de Solutré. Elle coule entre ces roches qui se resserrent au col de Ronzevaux puis commence à s'élargir pour donner, plus en aval, naissance au village qui y a implanté sa Place. Les coteaux de Solutré et de Vergisson sont en monoculture de vigne. La vigne est cultivée sur ces terrains argilo-calcaires qui en font un terroir de grande richesse. La végétation de la vallée est de type alluvial. On y rencontre des peupliers, des aulnes, des saules. On y cultive du maïs et des plants de vigne. Toutes ces plantes ont besoin de beaucoup d'eau et d'une terre moins rude que celle des coteaux argilo-calcaires, toutes conditions que cette vallée alluviale procure. La Grande rue du village est la route qui se dessine au piémont du coteau de Solutré. C'est une route de passage et les Anciens ont pris la précaution de la construire à l'abri des crues de la Denante. Elle donne accès à la Place sur laquelle le Monument aux Morts a été érigé. Deux foires, le 14 janvier et le 11 avril s'y tenaient bien avant la guerre de 1914-1918. Des commerces s'y sont établis comme se sont établis d'autres commerces en bordure de la route en privilégiant le côté piémont, le tout regroupé sur quelques cent mètres, café-restaurant à proximité de la Place, centre d'activités principales du village, offrant, en outre, son lavoir à la verve des lavandières. Au carrefour de la Croix Senaillet, une route, laissant celle venant de Charnay se poursuivre vers la Grande Rue, franchit la vallée, rejoint le piémont du coteau "Vergissonnais", longe le château construit loin des incommodités que la route passagère, les commerces et les foires ne manquent pas de susciter, atteint le bâtiment Mairie et (anciennement) école, aussi à l'abri que le château des crues de la Denante, mais sis à proximité de la Place et des activités commerciales. Davayé est un carrefour de communications: si la route principale relie Charnay et Mâcon à Vergisson et Pierreclos, elle permet de rejoindre Solutré, Fuissé, Prissé... En se tournant vers l'Est, on aperçoit, sur le coteau "Vergissonnais" par delà les deux maisons récemment construites, un chemin, que l'on peut dénommer le chemin des crêtes, en opposition à celui de la vallée : il prend naissance sur la route des Allemands dans la vallée de la Petite Grosne. S'il se prolonge vers le bourg alluvial, il le délaisse pour gravir le coteau "Vergissonnais", arrive au hameau des Péguins qui plonge et rejoint le bourg alluvial, laisse en contrebas, après que deux virages lui permettent de reprendre son ascension, le château de Chevignes, ancien prieuré des Moines de Cluny où Abélard aurait, paraît-il, séjourné, atteint bientôt un sommet qui offre à la vue l'église de Davayé, les deux Roches de Solutré et de Vergisson, et, fermant l'horizon, le village de Vergisson sur la barre graniteuse et feuillue où la Denante prend sa source. En légère déclivité le chemin gagne le carrefour des Morats : des maisons anciennes et d'autres nouvelles s'y sont implantées. Il reprend son ascension (!) vers le Paradis, cette grosse maison qui devrait sa réputation aux mousquetaires du roi Louis XIV qui y auraient logé lors du passage du roi à Mâcon. Après avoir longé le Lycée Viticole implanté sur un domaine propriété du Département après que la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat en eut dépossédé l'Evêché d'Autun, le chemin descend brutalement pour rejoindre la vallée. Il fait sa jonction avec la route principale près du col de Ronzevaux, fermant sur lui-même le village qui, par contre, s'ouvre et se déploie à l'Est, sur la vallée de la Petite Grosne. Cette vallée donne accès à la vallée de la Saône, l'axe Nord-Sud si fréquenté, et au Charollais qui est, par excellence, l'axe Est-Ouest sillonné par la R.C.E.A., la route Centre-Europe-Atlantique. Il vous reste à parcourir, depuis ce Chemin du Pèlerin, les chemins, routes et sites du village pour en apprécier son charme que les Anciens Davayoutis avaient su modeler en respectant ce que la Nature leur avait offert.






a




