Brigades vertes sur le Grand Site de Solutré Vergisson

Chronique d'un chantier d'insertion sur le Grand Site de Solutré Vergisson Pouilly. Rénovation et entretien du patrimoine rural, découverte de la région et de son passé.

12 décembre 2008

rencontre avec le CPIE AUTUNOIS MORVAN

Rencontre ce jour avec l'équipe du CPIE Autunois Morvan :

Le CPIE du Pays de l’Autunois-Morvan propose les services d’une brigade verte composée de 8 personnes en insertion encadrées par un chef d’équipe, dans le cadre d’une volonté de gestion cohérente et coordonnée du territoire du Pays de l’Autunois-Morvan.

http://www.cpie-autunois-morvan.fr/

Découverte d'EPINAC
]EPINAC

Ancienne cité minière, le site historique Malakoff serait hautement pollué.

  • L'époque gallo-romaine:

À l'époque gallo-romaine déjà quelques maisons romaines devaient occuper la place, plusieurs traces d'une occupation y ont été trouvées. En l'an 21 de notre ère Julius Sacrovir subit une défaite dans le bassin d'Épinac.

  • Le Moyen Age:

C'est en 1209 qu'apparaît l'ancien nom d'Épinac, Monestoy (le monastère) dans les archives de la ville d'Autun ; c'est plus précisément le quartier de Dinay que l'on y évoque. En 1475 une recherche de feu (recensement de nos jours) fait apparaître que le village compte 44 foyers pour environ 200 habitants. À Dinay on signale 17 foyers, le Vesvre 13 foyers, Ressille 14 foyers et enfin Grandvault 15 foyers.
Une autre recherche de feu date précisément au 14 avril 1645. Les collecteurs d'impôt sont MM Jean Preuney et Claude Perot, si au cours de cette opération il est dénombré 128 habitants dont 29 tiennent charrue le nombre d'habitants est de 640 âmes. En 1656 le roi Louis XIV fait rebaptiser la commune Épinac, devenant un comté qui couvre les hameaux du Chatellot, Lavaivre, Grandvaux, Ressille, Saisy, Laforêt, Changey, Dinay et Thury. En 1789, dans le cadres des États Généraux les cahiers de doléance d'Epinac signalent un sol ingrat, peu fertile, les habitants accusant le Clergé de piller les maigres ressources sans même donner la charité.

L'ère industrielle

Le chemin de fer d'Épinac fut l'un des plus anciens de France, l'autorisation de sa construction fut signée par le roi le 7 avril 1830, son exploitation commencera en 1835, pour une ouverture officielle en novembre 1836, il restera en service jusqu'en 1979 mais la dernière locomotive passera dans la toute fin des années 1980.

En 1858, le village compte 3273 habitants, cinq moulins à blé, un moulin à tan, six fours à chaux, quatre tuileries, deux bureaux de tabac, deux huissiers, une brigade de Gendarmerie et un Commissaire de Police. L'actuelle église est construite sur l'emplacement de l'ancienne chapelle romane, inaugurée en 1856, demeure en son sein la table de communion, le Christ en croix ainsi que les statues de St Pierre et Ste Barbe (cette dernière datée de 1852). La mairie d'Épinac est construite en 1875 remplaçant ainsi l'ancienne située rue d'Amont, elle est rénovée dans les années 1990. l'actuel monument aux morts de la guerre de 1870 est inauguré en 1911, il est alors placé devant la mairie presque à l'emplacement de l'actuelle vasque commémorative du passage de la Flamme Olympique. il sera déplacé après la Seconde Guerre mondiale.

La verrerie

La Verrerie d'Épinac ouvrit ses portes vers 1755, elle était la première verrerie à Houille, son but principal était de produire les bouteilles de vins de Bourgogne, elle compte 80 souffleurs, en 1782 elle produit 15 000 bouteilles par jour. En 1837 la société de verreries d'Épinac est créée avec le but de produire à l'année 3 millions de bouteilles. Quatre imposants immeubles sont bâtis juste à l'entrée de celle-ci, si deux des batiments insalubres furent démolis dans les années 1990, deux autres demeurent toujours au bas de la rue du 11 Novembre et ont été rénovés. À noter que les plus anciens habitants de la rue appellent cette partie de la rue du 11 Novembre "la rue Bouteille"

Épinac les Mines

En 1905 Epinac devient Épinac les Mines à la suite de l'expansion des mines dans la cité, la première mine ouvre ses portes à Ressille en 1774 au puits de l'Ouche d'une profondeur de 58 mètres, la concession des mines d'Épinac fut créée en 1805, elle fut élargie à Sully en 1858, le nombre des puits augmentera le plus dans les période 1829 à 1863 environ. Le déclin des houillères d'Épinac commença à la fin des années 1920 mais durant l'occupation allemande, quelques puits furent rouverts (Puits Hottinger); le dernier puits est fermé le 28 février 1966. Au total 70 puits sont recensés, il existe même une cartographie des galeries au musée de la Mine d'Épinac, où l'on peut voir le tracé de toutes les galeries de mine superposé à un plan de la municipalité.

La légende de la dame de Montarteau

Cette chapelle située à Ressille fut construite vers 1724 et abrite de nos jours encore une statue de la Vierge. La légende dit qu'en 1260 en pleine sécheresse, un coin de pré restait vert, semblant se jouer de la sécheresse, deux compères commencèrent à creuser et découvrirent une statue de la Vierge. Celle-ci fut soigneusement déterrée et posée sur une charette tirée par les boeufs les plus vigoureux. L'attelage avança, descendit jusqu'au pont situé en bas de la descente mais refusa de passer celui ci. On alla chercher d'autre boeufs en renfort mais rien n'y fit. Le ciel se couvrit soudainement et la pluie commença à tomber, l'attelage fit demi-tour et là, les boeufs se mirent à courir vers Ressille!.

Aujourd'hui encore, la Vierge est toujours dans la chapelle (fermée au public) plus personne n'a jamais osé tenter de lui faire traverser le ruisseau!. Petite astuce les curieux pourront l'observer par le trou de la serrure!




et de COLLONGE LA MADELEINE

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29 novembre 2008

Quelques images de l'automne

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31 août 2008

Le patrimoine français et son environnement

11e journées juridiques du patrimoine sur le thème : Le patrimoine français et son environnement - Paris (Palais du Luxembourg), mardi 16 septembre 2008 Comme de tradition, La 11ème session des Journées Juridiques du patrimoine comprend deux temps : une matinée conçue comme un balayage rétrospectif - différents aspects du financement du patrimoine seront abordés en relation avec l'actualité de l'année 2008 (fiscalité, ouverture au public, loterie du patrimoine) - et un après-midi thématique. Ainsi, le second moment sera consacré à la question de la protection municipale. La commune, ultime échelon administratif, peut désormais instaurer des protections touchant des éléments de patrimoine bâti situés sur son territoire. La démarche est inédite et témoigne d'un basculement de paradigme : alors qu'historiquement les procédures publiques des monuments historiques sont issues de l'Etat contre la liberté municipale jugée abusive, le nouveau dispositif "donne la main" aux assemblées locales pour enclencher une protection des édifices anciens, orienter l'aménagement du territoire communal selon des priorités patrimoniales. Aux yeux du législateur, les "deux ascenseurs" vont de pair et se croisent pour garantir, dans l'idéal, la sauvegarde des témoins d'architecture : du haut vers le bas, c'est l'Etat - aujourd'hui fortement décentralisé et déconcentré - , du bas vers le haut, c'est la commune dotée d'un pouvoir d'initiative, en application des nouvelles dispositions et de son plan local d'urbanisme. Il s'agira alors d'apprécier cette articulation à l'heure où des pratiques sont à inventer, le régime juridique des protections municipales ne s'étant pas encore pleinement projeté dans notre réalité. Responsables ministériels, élus locaux et nationaux, propriétaires privés, associations, architectes du patrimoine, spécialistes du droit, trouveront à croiser leurs points de vue pour nous éclairer utilement sur les enjeux de cette nouvelle protection municipale. Colloque organisé avec le soutien du Groupe d'Etudes Sénatorial sur le Patrimoine Architectural présidé par Monsieur Philippe Richert, vice-président du sénat avec la participation de l'Association nationale des villes des pays d'art et d'histoire et des villes à secteur sauvegardé.

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21 juin 2008

REGARDS CROISES SUR LE PAYSAGE

http://www.mairieconseilspaysage.net/documents/regards-croises-paysage.pdf

Le paysage local comme patrimoine culturel et identitaire....................................................................... 8

Le paysage, source et ressource économique............................................................................................ 9

Le paysage lié à la problématique de l’environnement........................................................................... 11

Le recul d’une vision seulement esthétique du paysage.......................................................................... 12

L’INTÉRÊT DU PAYSAGE................................................................................................................................ 7

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Question 1 : « En quoi le paysage est une dimension importante pour votre territoire? »

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28 mai 2008

La fête de la nature aux Carrières de la Lie

mercredi 28 mai 2008 - La-roche-vineuse

La Roche-vineuse

La fête de la nature aux Carrières de la Lie

À l'occasion de la fête de la nature le week-end dernier, différentes sorties étaient programmées aux alentours. Parmi elles, celle aux carrières de la Lie à La Roche-Vineuse avait pour but de nous montrer que tout ce que nous voyions là sur cette pelouse calcaire était le résultat d'un équilibre subtil et fragile entre la flore et la faune locales, qui vivaient en parfaite interdépendance.
Les visiteurs étaient ainsi invités à faire de l'écologie au sens premier du terme, celui de l'étude des relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. Ces journées étaient animées par Mme Deloin de Chevagny-les-Chevrières, à laquelle s'étaient joints le dimanche les étudiants du club Développement Durable du lycée de Davayé. L'animatrice, titulaire d'un brevet d'État de technicien d'éducation populaire option Tourisme Nature, et par ailleurs présidente de la jeune association Le Jardin des Abeilles (Tél.03 85 22 16 64), s'est en particulier attachée à expliquer comment une quinzaine d'espèces d'orchidées, ici protégées, s'étaient implantées et adaptées dans ce milieu pauvre, d'anciennes « teppes » autrefois pâturées par les chèvres.
À l'instar du mariage du chêne et de la truffe, les racines des orchidées ont besoin d'un champignon pour les aider à pousser. C'est cet état de symbiose qui fait que celles-ci sont de fait inféodées au milieu de la pelouse calcaire, où ledit champignon inférieur (microscopique) pullule. La réduction par abattage de la population des pins plantés en 1955 sur le site de la Lie vise précisément à restaurer les pelouses calcaires et leur flore classique, orchidées mais aussi graminées comme le brome, la plus caractéristique du milieu. Au passage, le nom de l'orchidée vient du grec orchis (testicule) : les deux pseudo-bulbes enterrés de la plante étaient utilisés au Moyen-Âge (et encore aujourd'hui au Proche-Orient) comme aphrodisiaques… L'animatrice a demandé aux enfants présents lors de la visite de lui cueillir d'autres fleurs de toutes sortes et de les lui apporter : en les identifiant pour eux, elle les sensibilisait à la biodiversité des carrières de la Lie. Les mercredis, par le biais de son association, elle fait découvrir la nature aux enfants de Chevagny, et souhaite voir d'autres enfants et des adultes se joindre à elle.
Gérard Coulon

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22 mars 2008

La part du colibri

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Suite à l'intervention de Hervé sur la gestion de l'eau, j'ai trouvé un article interessant dont voici le lien :

http://www.pourlascience.com/index.php?ids=umBXsKLHNAolfdSrOBtf&Menu=Dossier&Action=2&idn3=1144

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19 mars 2008

Le Konik Polski

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Le Konik Polski est une race de chevaux primitifs, dont l'origine est à rattachée à l'existence en Pologne (à Zwierzyniec près de Biłgoraj) du parc animalier des comtes Zamoyski.

C'est en ce lieu qu'auraient été regroupés les derniers chevaux sauvages ou marrons de Pologne, dénommés tarpans, suite à la capture de ceux-ci dans la forêt de Białowieża vers 1780. Une autre source évoque la présence de ces chevaux dès le début du XVIIème siècle dans ce même parc animalier Zamoyski.

En 1806, ces chevaux sont distribués aux paysans de la région.

En 1902, soit un siècle plus tard, BELGOWSKIJ puis en 1921 (suite à une expédition scientifique réalisée en 1914) GRABOWSKI et SCHUCH décrivent dans la région de Biłgoraj des petits chevaux paysans caractérisés par leur petite taille (environ 110-130 cm au garrot), la fréquence de la robe gris-souris, une raie de mulet, parfois des zébrures foncées sur les membres. Le maintien de ces caractères archaïques chez des petits chevaux de travail était commun en Europe dans les régions pauvres et parmi les classes sociales dominées, mais le fait ce fut dans cette région que les derniers chevaux du parc Zamoyski furent finalement éparpillés, conférait à ces observations une valeur particulière.

On peut évidemment spéculer sur l'importance et la survivance de ces gènes "sauvages" introduits par rapport au stock domestique antérieur, de même que sur la fréquence de croisement avec des chevaux domestiques qui ont pu être réalisés au court du XIXème siècle. On sait cependant que cette région du nord-est de la Pologne fut longtemps très isolée et que les paysans laissaient les chevaux pourvoir eux-mêmes à leur nourriture dans les bois et les marais, et ne leur donnaient du fourrage que lorsqu'ils les utilisaient. Le milieu et le mode d'élevage peuvent donc avoir conservé par sélection naturelle les gènes les plus anciens.

A partir de 1923, les autorités polonaises décidèrent d'organiser l'élevage des petits chevaux paysans les plus caractéristiques : les premiers étalons furent installés dans le haras national de Janów Podlaski puis en 1928 sur le domaine de Dworzyszcze (lycée de Krzemieniec, aujourd'hui en Ukraine) et chez des éleveurs privés. Les produits étaient sélectionnés sur leur conformation et sur le maintien des traits jugés les plus primitifs (robe gris-souris).

En 1933, le professeur Tadeusz VETULANI de l'Université de Poznań, fit la proposition devant la section polonaise de la Société internationale pour la protection du bison, de lâcher dans la forêt de Białowieża plusieurs de ces petits chevaux.

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Trois ans plus tard, cinq juments et un étalon sont lâchés dans une réserve de 36 ha créée dans la forêt de Białowieża. Dix juments et trois étalons supplémentaires y sont ajoutés par la suite. Ces chevaux provenaient en majorité de la région de Biłgoraj, d'autres avaient été collectés ailleurs dans l'est de la Pologne.

En 1939, cette réserve accueillait une quarantaine de chevaux. Les individus les plus précieux étaient conservés dans trois fermes d'études établies dans la province de Wilno (Vilnius) : la ferme de Kozłowsk (district de Postawa (aujourd'hui Pastavy en Bielorussie),
la ferme de Lubań (district de Wilno, aujourd'hui en Lituanie)
et celle d'Ist (district de Dzisna, aujourd'hui en Bielorussie).

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Lors de la seconde guerre mondiale, la majorité des chevaux ont été éparpillés, emmenés en Allemagne ou tués (tout ceux des fermes de la province de Wilno ont disparu). Mais intéressés par ces expériences, les autorités d'occupation allemandes ont laissé les Polonais poursuivre l'élevage de leur petit cheval, dans cinq nouveaux haras.

Après la guerre seules les écuries du haras de Puławy (7 juments, 1 étalon et 6 poulains : le groupe de Puławy) ainsi que 6 juments et un étalon du centre de Deraźne (le groupe de Wołyń) purent être ramenés sains et saufs en Pologne, des polonais les ayant accompagnés au moment des rafles. Après quelques pérégrinations d'un haras à l'autre, l'élevage fut réorganisé dans le haras de Popielno créé en 1949. La majorité des koniks de la réserve de Białowieża s'y retrouve également à la mort du Professeur VETULANI en 1952.

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Lorsque l'Académie Polonaise des Science en prend la direction en 1955, elle reprend l'idée de l'élevage en milieu naturel et fait de la presqu'île de Popielno une réserve de 1600 hectares. Depuis lors, deux modes d'élevage coexistent:
- un élevage traditionnel en écurie (haras, fermes d'état et élevages privés)
- un élevage en semi liberté dans des réserves naturelles (une grande, Popielno, et des petites appelées refuges).
La marque de prestige de l'élevage polonais du konik polski est un sapin appliqué au fer rouge sur l'une des cuisses (la droite pour les chevaux des haras nationaux et des instituts expérimentaux, la gauche pour les autres). Aujourd'hui abandonnée, on retrouve cette iconographie sur la couverture des registres généalogiques polonais.

Aujourd'hui le Konik Polski peut être considéré comme sauvé dans son pays d'origine. La population polonaise était évaluée en 1999 à 430 juments en 120 étalons. Le stud-book polonais est fermé depuis 1984. Suite à l'exportation de koniks dans toute l'Europe (Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Suisse, Angleterre, France, Russie, Lettonie...) la population totale approche quelques 2000 individus dont près de la moitié au Pays-Bas.

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12 mars 2008

Le paysage et la vigne

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Vers 500 avant Jesus Christ, la vigne est introduite en France, sur le pourtour méditerraneen par les Grecs. vers le deuxieme siecle apres JC pour la Bourgogne, c'est avec les romains que l'expansion du vignoble s'amplifie pour remonter le long de la vallée du Rhone. De nombreux vignobles naissent a proximité des grandes villes, et le long des cours d'eau.

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                      Vergisson

Généralités sur le vin


Le vin une boisson culturelle qui évolue dans l’histoire.

Le vin remonte à l’antiquité, boisson tonique, hygiénique, convivial et enivrante, il a traversé les siècles, évolué au grès des modes, des avancées techniques, des civilisations, des populations qui l’ont consommé.
C’est une boisson pleine de nature et de culture, sensoriel et sensuel qui aiguise, attise les sens, les perceptions olfactive, visuel et gustative …

Le vin, une boisson profondément humaine …

Le vin naturellement n’existerait pas … Il ne pousse pas dans la nature, bien qu’il soit issu du fruit de la vigne, sans l’homme point de vin…
C’est une boisson vivante, un liquide amiotique, le placenta des pépins qui s’est transformé par l’alchimie de la fermentation sous l’œil attentif du vigneron.
C’est l’histoire d’une saison, d’un lieu, d’une tribu de plantes qui rêve de graines.

Les choix du vigneron

Être vigneron c’est en premier être paysan, vivre en cultivant la terre. Plus qu’un métier c’est un mode de vie. Une vie proche de la nature, du monde animal, végétale et minéral, sensible au climat, au rythme des saisons. Le premier choix est la, celui d’un mode de vie, dans un lieu, sur la terre. Le vin, son goût naît ensuite d’une succession de choix humain plus ou moins rationnels.

- Choix du terroir ( lieu, type de sol, climat, altitude, exposition.)
- Du cépage, d’une population de plante.
- Du mode de conduite de la vigne.
- Du style de vinification.
- … … …

L’esthétique du vin :

L’esthétique et une notion subjective. Elle est propre à chaque amateurs, à chaque vignerons. Il n’y a pas de vérité absolue en matière de goût chacun ayant une sensibilité, une culture différente qui modifie son approche, sa compréhension, son appréciation, son interprétation du vin, du terroir.
Il est cependant intéressant de noté qu’il y a des esthétiques universelles du vin. Des vins qui font référence en matière de bon goût indépendamment des modes, des époques ou des consommateurs, les grands crus de bourgogne ou de Bordeaux par exemple.


Généralité sur la notion de terroir

Le terroir c’est la personnalité intime du vin, son âme immuable. Le vigneron choisit le terroir lorsqu’il plante la vigne. Après il n’à pas de prise sur le terroir, il peut simplement l’intensifier de façon technique avec le travail du sol, la taille, les rendements …
Un vin qui n’a pas de terroir c’est un vin ou il ne reste rien une fois les arômes, de fleurs, de fruits, de sa jeunesse estompée. C’est un vin qui n’a pas d’os, pas d’âme qui reste quand le fruit en lui meurt. Aux vins de terroirs on oppose les vins de cépage qui sont essentiellement l’expression d’un fruit. Les vins de terroir peuvent prétendre se garder, pas les autres.
Les terroirs sont aussi différant que les vins qui en sont issus. Le terroir n’est pas une qualité suprême, il confère au vin un potentiel de garde, un potentiel de forme et d’aromatique mais il n ‘est pas le gage du plaisir, de la beauté. C’est notre sensibilité qui nous pousse à aimer plus ou moins tels ou tels terroirs.

L’effet du style de vinification sur les vins de terroirs est fugace comme l’effet fruit dans sa jeunesse. Les vins réducteurs ouillés en vieillissant vont perdre leurs cotés fruités, fleuris pour révéler leurs essences minérales. De la même façon les vins de voiles vont avec le temps se dépouiller des arômes de type oxydatifs laissant eux- aussi apparaître leur essence minérale. Deux vins identiques dans des styles différents seront très proche au bout de 6 mois, complètement différents au bout de trois ans, assez proche au bout de 10 ans, très proche après 20 ans. Ces valeurs approximatives, donnent juste un ordre de temps. Il faut relativiser nous ne disposons aujourd’hui pas d’un recule suffisant pour affirmer, c’est une histoire à suivre. Néanmoins lorsque l’on goûte de vieux chardonnays de terroir du jura et de bourgogne il est assez difficile voir impossible de faire la distinction entre les deux styles de vinification après une vingtaine d’année.


Notion d’assemblage.

L’assemblage c’est un vin de construction, le vigneron ne s’efface pas derrière la personnalité d’un terroir, il construit un goût, un équilibre. Il peut jouer sur les terroirs, sur les cépages, sur les styles de vinification. Il se base sur sa sensibilité, sur son instinct et fait des vins qui en quelque sorte lui ressemble, des vins qui ne sont pas impersonnel qui reflète sa culture, sa nature … Il y a une notion de terroir dans les vins d’assemblages mais beaucoup plus vaste et généraliste que dans l’expression parcellaire. Des vins assemblé provenant d’une même région donne une sorte d’image de la région ou du moins une interprétation.


Notion d’expression parcellaire.

Dans ce cas le vigneron tente de s‘effacer derrière la personnalité du terroir. Je dis bien tente car naturellement le vin n’existerait pas.
Il ne cherche pas à construire mais à interpréter un sol, un climat, une vigne à travers le vin.

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22 février 2008

Fossiles rencontrés sur le site

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Pendant l'Ère primaire et l'Ère secondaire, les crinoïdes abondaient et constituaient de véritables prairies sous-marines. En mourant, ils se disloquaient et leurs débris fossiles extrêmement nombreux se retrouvent aujourd'hui dans des calcaires dits « calcaires à entroques » ou « calcaires à encrines ». On en retrouve donc par conséquent aussi dans certains marbres où les cercles blancs des articles de tige se repèrent aisément.

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Les Ammonitesammonite                         

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Les ammonites sont essentiellement classées d'après la forme de leur coquille, seul témoignage qui soit fiablement conservé par les fossiles.

La coquille et le plus souvent enroulée en spirale plane à tours jointifs.
L'enroulement est dit évolute lorsque le recouvrement d'un tour à l'autre est faible.
Il est dit involute lorsque le recouvrement est important, allant parfois jusqu'à complètement masquer les tours internes.
Il existe aussi des ammonites dont les tours ne sont pas jointifs. Elles peuvent même présenter en fin d'enroulement une partie droite, la hampe, suivie souvent d'un retour vers la spire, la crosse.
D'autres ne sont pas enroulées en spirale plane, mais en hélice. D'autres sont uniquement droites ou légèrement arquées. Toutes ces ammonites sont dites hétéromorphes.

La coupe des fossiles les mieux conservés montre que la coquille des ammonites était cloisonnée : elle est constituée d'une suite de loges séparées par des cloisons (appelées chambres). L'animal vivait dans la dernière et plus grande loge. Il utilisait les autres comme des ballasts pour contrôler sa flottabilité.

Le nautile possède un ancêtre commun avec les ammonites, mais n'en est pas un descendant. Il existe encore de nos jours. Malgré leur ressemblance avec le Nautile, les ammonites sont maintenant considérées comme plus proches des Coléoïdes (pieuvres, seiches) et, au Mésozoïque, les bélemnites.
Les premiers stades du développement des Ammonoïdes et des Coléoïdes sont très similaires, d'où l'hypothèse qu'ils avaient des modes de vie peut-être comparables (type de reproduction, alimentation, nage, comportement).                

CALCAIRES A GRIPHEES

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GRYPHEA           

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RHYNCHONELLES

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                                                                 TEREBRATURES

          

PHOLADOMIE

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paysage

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VERGISSON

http://maps.google.fr/maps?near=Solutr%C3%A9-Pouilly,+Sa%C3%B4ne-et-Loire,+Bourgogne,+France&q=mappy&f=l&rl=1&ie=UTF8&hl=fr&cd=3&geocode=0,46.296548,4.724507&ll=46.296548,4.724507&spn=0.032023,0.068321&t=h&z=13

Qui parle le mieux des paysages du Grand Site de Solutré Pouilly que notre formateur Hervé Josserand et sa structure Anecdote :

http://www.anecdote-balades.com/index.php

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SOLUTRE

que nous rencontrons au Lycée Agricole de Davayé :

http://www.macon-davaye.com/   

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http://www.bourgogne.cybercommunes.com/71/DAVAYE/

"Voyageur qui court bêtement vers le Midi racoleur, à Mâcon, tourne à droite, le dos à la Saone, et insinue toi par la route de Cluny à travers un foisonnement de collines, de coteaux et de monts. Les uns portent une couronne de falaise calcaire dréssée vers le ciel comme une pierre tombale que quelque Lazare géant soulèverait, d'autres s'arrondissent ou bien amorcent la ligne droite d'un plateau que la courbe d'un vallon aussitot adoucit.

Toutes ces hauteurs s'habillent du velous à côtes des vignobles, se coiffent de boqueteaux verts ou de quelques sombres sapins, couvrent leurs épaules de bruyères et d'ajoncs, se parent de tous les tissus végétaux pour mieux laisser, ici ou là, paraitre la chair dorée de leur roche.

Des ruisseaux filent entre les vergnes et les peupliers. Accrochés aux pentes, perchés parfois sur les sommets, adossés au repli d'un coteau, caché au creux d'un val, des clochers trapus paissent leur troupeaux de maisons blanches ou halées au toit de tuiles.

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DAVAYE

Tout de suite, le profil acéré de la roche de Solutré accapare le regard. A ses pieds, murissent de vifs vins blancs jaillis de la terre rouge semée des ossements fossiles de chevaux sauvages que dévoraient les Solutréens préhistoriques.

Ne la quitte plus des yeux, voyageur, et tu la verras changer comme aux mains d'un prestigiditateur jusqu'a ne plus savoir si c'est encore elle. Après sa silhouette hardie de tremplin promis à quelque voltigeur, la voici qui bombe le torse, devient sphynx aux griffes plantées entre les ceps, chat qui fait le gros dos.

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SOLUTRE

A présent, le tranchant de sa falaise s'émousse, disparait derriere la rondeur de l'épaulement, et puis la couronne de pierres ne figure plus que la silhouette d'un chateau en ruines qui s'enroule enfin pour dessiner sur l'horizon la courbe d'un sein à la pointe hérissée.

Dans le dernieer virage, le miracle de la roche de Solutré qu'on croyait perdue, se renouvelle. Son profil fin et fier se détache sur les vapeurs légères de la Saone, mais on s'zemerveille de le voir doublé, triplé par les profils jumeaux des roches de Vergisson, de Davayén du Monsard.

tel est mon poême de Solutré: Cezanne, de cette roche, eut fait une montagne Ste Victoire.

Mais à notre époque, quelle drôle d'idée, quel impossible pari, que de vouloir peindre avec des mots "

Roger GOUZE  " les miroirs parallèles"

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