10 décembre 2008
Les dernières heures du château de Solutré, le réci
mercredi 10 décembre 2008
Aux armes, Bourguignons !
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Après un livre jeunesse (*) en 2006, Sandrine Devlieger Froissart
publie un roman historique consacré au château qui domina Solutré
jusqu'en 1434.
Je suis le seigneur de la Roche de Solutré. Ainsi commence le roman que
Sandrine Devlieger-Froissart vient tout juste d'achever, après trois
ans d'écriture parfois douloureuse ponctués de moments d'angoisse : «
le roman historique c'est dangereux parce que tous les détails comptent
» explique la jeune archéologue médiéviste. Soucieuse de ne commettre
aucun impair susceptible de lui attirer les foudres bien
compréhensibles des historiens, Sandrine Devlieger a donc passé des
heures et des heures à éplucher les archives. « Du coup j'ai appris
beaucoup de choses sur tout » reconnaît-elle. Sur tout ce qu'elle ne
savait déjà... Parce que pour ce qui est du personnage principal de ce
roman, la jeune femme avait déjà engrangé toutes les informations
nécessaires durant les trois années qu'elle aura consacrées au Syndicat
mixte de valorisation du grand site de Solutré-Pouilly-Vergisson (SMGS)
entre 2003 et 2006 en tant qu'attachée de conservation.
Pas
une journée alors sans qu'elle arpente la fameuse Roche pour percer
tous les secrets de « son » château. Ce « seigneur » si vaniteux au
premier chapitre d'Aux armes, Bourguignons ! (**), l'ouvrage qui
retrace en fait ses dernières heures. Au fil d'une histoire romancée
qui met en scène quelques personnages fictifs dont les héros Jehan et
Blanche, un petit Bourguignon de Cluny et une jeune Armagnaque qui vont
s'aimer au mépris des terribles hostilités opposant leurs deux camps,
et dans laquelle s'invite ponctuellement le véritable héros de la
tragédie qui se joue sous leurs yeux, ce château réputé imprenable qui
finira par tomber - plutôt que de tomber dans les mains des Armagnacs.
Le mercredi 22 décembre 1434 très exactement.
Nombreux indices;
«
Il est très rare de connaître aussi précisément la date de la « mort »
d'un monument dans notre métier » s'enthousiasme celle qui a pu prouver
l'existence de ce château, en retrouvant sur le site de nombreux
indices avant que ses recherches dans les archives locales et
départementales ne viennent confirmer l'hypothèse... pourtant déjà
clairement établie par le préhistorien Adrien Arcelin dès le XIXe
siècle mais étrangement tombée aux oubliettes depuis !
Une
(re)découverte qui aura donc permis de sauver de l'oubli la période
médiévale de l'histoire du site de Solutré, « enfermé » jusque-là dans
sa seule référence préhistorique ; et par conséquent que soient
préservés les vestiges de l'époque qu'elle avait pu trouver sur place
au cours de sa mission, tels ces ciseaux du XVe, ces pointes de
flèches, cet éperon à molette ou cette abondante céramique culinaire
qui tous attestent de la présence de cette place forte militaire au
sommet de la roche de Solutré.
Un travail malheureusement inachevé -
faute de renouvellement de son contrat. La chose publique a ses raisons
que la passion d'un archéologue ne peut comprendre... Encore un peu
amère qu'on l'ait ainsi privée de son dossier de synthèse - et surtout
que ce passé de Solutré ne soit pas mieux mis en valeur, Sandrine
Devlieger tenait au moins à terminer ce livre qu'elle s'était promis
d'écrire.
400 pages;
Pour restituer toutes les
connaissances qu'elle a pu engranger sur le sujet ; pour répondre,
aussi, à la curiosité bien légitime de tous ceux qui, lors des
conférences qu'elle donnait à l'époque, avaient manifesté un intérêt
grandissant pour ce mystérieux château dont on leur apprenait qu'il
avait bien existé.
Si son « bébé » ne trouvait pas la place qu'il
méritait au musée, au moins allait-il revivre dans les quelques pages
qu'elle tenait à lui consacrer.
Près de 400 pages en l'occurrence,
ponctuées de nombreuses références aux archives (certaines reprises en
vieux français). Car dans ce roman à la Da Vinci Code local, « tout est
vrai et tout est vérifiable » précise l'auteur qui a mené une sorte
d'enquête policière pour arriver à ses fins : retracer cette page de
l'histoire bourguignonne médiévale méconnue. Un voyage dans le temps où
l'histoire d'amour n'est qu'un prétexte à évoquer la vie au Moyen-Âge.
*
Sorti pour Noël 2006, Le château fantôme de la Roche de Solutré est
encore disponible dans les librairies phares de Saône-et-Loire.
**
Aux armes, Bourguignons ! Les dernières heures du château de Solutré...
Auto-édition. Disponible dans toutes les bonnes librairies. 22 euros.
13 juin 2008
Solutréen
Le Solutréen est l'une des dernières phases du Paléolithique supérieur. Son nom a été créé par G. de Mortillet à partir du site préhistorique éponyme, situé au pied de la Roche de Solutré, près de Mâcon (Saône-et-Loire), et découvert et étudié en 1866 par Henry Testot-Ferry et Adrien Arcelin.
Les dates disponibles pour le Solutréen sont comprises entre environ 22 000 et 17 000 ans BP, soit une période extrêmement froide et sèche de la Dernière Glaciation, appelée Dernier Maximum Glaciaire. Les sites solutréens sont d’ailleurs essentiellement connus dans le Sud-Ouest de la France (Laugerie-Haute ouest, Laussel, Combe-Capelle en Dordogne, Le Placard, Roc-de-Sers en Charente, Isturitz, Brassempouy dans les Pyrénées-Atlantiques) mais aussi dans la vallée du Rhône (grotte Chabot, Baume d'Oullins en Ardèche, Grotte de la Salpêtrière dans le Gard), au Portugal et aussi en Espagne (Parpallo, Cueva de Ambrosio), le climat dans le Nord étant trop rigoureux pour que l’Homme pût y survivre. Les ossements animaux découverts dans les sites solutréens sont ceux de chevaux, rennes, mammouths, lions des cavernes, rhinocéros, ours et aurochs.
Les hommes du Solutréen ont fait preuve d’une grande maîtrise des techniques de taille et en particulier du façonnage de pièces bifaciales très fines au percuteur tendre. La finition des outils en silex était assurée par la technique de la retouche couvrante par pression : les éclats de retouche ne sont pas détachés en percutant le silex mais en pressant très fortement son bord avec un outil en os, ce qui autorise une plus grande précision et une plus grande finesse du résultat. Dans certain cas, les silex étaient intentionnellement chauffés avant d’être retouchés afin d’améliorer leurs propriétés mécaniques.
Ces techniques ont permis la confection de différents outils : pointes à face plane au Solutréen ancien, pièces bifaciales d’une grande finesse, appelées « feuilles de laurier » au Solutréen moyen, « feuilles de saule » et pointes à cran au Solutréen final. Le reste de l’outillage correspond au fond commun du Paléolithique supérieur : grattoirs, burins, perçoirs, lamelles à dos.
Les matières dures animales (os, bois de rennes) sont également couramment utilisées au Solutréen (lissoirs, percuteurs, armatures de sagaies, etc.). Deux inventions majeures apparaissent à la fin du Solutréen, l’aiguille à chas et le propulseur.
L’art pariétal solutréen est connu notamment par la frise sculptée du Roc-de-Sers et une partie des peintures de la Grotte Cosquer. Une partie des peintures de Lascaux pourrait être solutréenne (scène du puits notamment). L’art rupestre de la Vallée du Coâ au Portugal est également rattaché au Solutréen.
, certains archéologues anglo-saxons ont trouvé des similitudes entre l’industrie solutréenne et les outils tardifs du site de Clovis (Nouveau-Mexique, États-Unis). Ils ont alors suggéré que les solutréens avaient traversé l’Océan Atlantique durant l'époque glaciaire en longeant ses rivages glacés par cabotage, à l’aide de techniques de survie similaires à celles du peuple inuit actuel. Des recherches sur l'ADN mitochondrial de type "haplogroupe X" présent en Europe et chez certains peuples d'amérindiens indiqueraient la présence d'une lignée européenne ; de plus, les ressemblances trouvées par certains linguistes entre les langues pré-indoeuropéennes que sont le basque et l'algonquin iraient dans le sens de cette thèse. Toutefois, cette hypothèse reste très controversée et il semble plus probable que les similitudes entre pièces bifaciales solutréennes et amérindiennes résultent de convergences morphologiques.
Cet article était à l’origine une traduction de l’article anglais Solutrean, contenant des textes de l’Encyclopædia Britannica de 1911, (domaine public), mais il a été depuis considérablement remanié et enrichi.
02 avril 2008
le chateau de SOLUTRE
Un lien interessant relatant l'histoire du chateau de SOLUTRE :
http://solutre.free.fr/index.php/archives.html
http://solutre.free.fr/index.php/roman.html
Un retranchement en terre, bien ruiné, mais encore assez apparent, enveloppait au sommet de la roche en espace de terrain beaucoup plus étendu que l’enceinte du château. Il lui était donc antérieur et avait dû servir de refuge aux habitants du voisinage à l’époque de quelques invasions étrangères.
Le séjour des Romains semble aussi attesté par des fragments de tuiles romaines trouvés entre les fossés du château et le retranchement pratiqué en arrière[1].
De même des fouilles exécutées par M. Arcelin, en 1866, ont mis à jour des tombes construites avec des dalles en pierre et rappelant la période mérovingienne.
En 1182 le château était la propriété des chanoines de Saint-Vincent à qui il avait été donné par Philippe-Auguste. Sous l’évêque de Mâcon, Ponce II (1199-1221), le comte de cette ville, Girard, avait réussi à s’en emparer, mais repris sur lui par un seigneur du nom de Ponce-de-Mont-Saint-Jean, l’évêque Aimon (1224) le racheta moyennant 300 marcs d’argent et un cheval de 25 livres, et le remit aux chanoines qui l’occupèrent à titre d’engagistes du domaine du Roi ; il fut même convenu que quelques-uns y résideraient pour le garder. Mais le comte de Mâcon, Jean de Braine, qui convoitait ce château, faisait saisir et emprisonner l’évêque (1222), en maltraitait les chanoines et faisait reprendre le château par son parent, Guy de Chevrier, qu’il récompensait en lui inféodant, par acte du mois de juin 1226, tout ce qu’il avait de vignes entre Mâcon et Saint-Clément.
Cependant, le comte, redoutant la colère du roi de France, rensit la liberté à l’évêque Aymon, qui lança aussitôt contre lui et contre Guy de Chevrier une sentence d’excommunication, mais ayant fait amende honorable, l’excommunication fut levée (1231).
Solutré rendu aux chanoines fut par eux entouré de solides murailles. Près d’un siècle plus tard, après la vente du comté de Mâcon par Jean de Braine au roi de France, ce dernier, qui convoitait la forteresse en fit chasser les chanoines pour installer son bailli , puis peu après un accord intervenait et le roi leur ayant cédé ses droits de justice sur la ville de Mâcon, les chanoines faisaient abandon en sa faveur de tous leurs droits sur le château.
[…]Philippe Bonnay, pour punir la ville, se retirait à Saint-Just de Lyon et de là envoyait une lettre aux mâconnais pour les engager à rentrer dans l’obéissance du roi : « Chiers et grans amis, leur écrivait-il à la date du 2 août 1417, il est venu à ma connaissance que l’on vous a donné à entendre que j’ai mis grosse garnison à la Roche pour grever la ville de Mâcon.
Mais vous le savez que j’ai la roche en garde pour le roi, et que les pauvres gens il faut qu’ils aillent gagner leur pain dehors et le château demeurerait tout seul. J’y ai mis un peu de gens, le plus simplement que j’ai pu afin qu’aucun malveillant envers le roi n’y puisse pénétrer[2]. »
De son côté le duc de Bourgogne donnait l’ordre à Jean Boschet, bourgeois de Mâcon, et à Antoine , prévôt de Vergisson, d’aller occuper et garder le château ; il fit aussi acte d’autorité, révoqua le bailli fugitif et confia l’administration du Baillage au lieutenant juge-mage, Pierre Marchand.
La lutte était donc engagée dans notre région et si le parti de Bourgogne était maître à Mâcon, celui du Dauphin occupait la forteresse de Solutré d’où il menaçait tout le pays et vivait aux dépens des villages voisins. Mâcon envoya les soldats allemands qui avaient été recrutés pour surveiller la garnison et la maintenir, puis il se décida ensuite à aller en faire le siège.
La ville fournit son artillerie, Bagé et Pont de Veyle prêtèrent leurs bombardes et l’on fit faire « certains notables édifices de bois » à Serrières pour s’approcher des murs et enlever le château.
Les assiégeants étaient à peine depuis deux ou trois jours autour de la forteresse que le 2 mai 1418 treize ou quatorze vingt hommes d’armes du seigneurs Bourbon « vindrent à la Roche devers matin et là a force d’armes et au mépris de la trêve prient les gens du roi et habitants du Mâconnais tenant le siège devant ladite Roche avec leurs bombardes, canons, harnais, artillerie et autres biens, ravitaillèrent la Roche avant leur départ et emmenèrent leurs prisonniers avec plus de 4000 chiefs de grosses bêtes à Villefranche et Anse ou était la garnison des Armagnacs.[3] » Pierre de Challes, seigneur du lieu, près Thoissey , et capitaine de 25 hommes d’armes, était à la tête de l’expédition.
A peu près à la même époque le sieur de Challes, accompagné de Guillaume Germanet, lieutenant du chatelain de Thoissey, de Guillaume de Chavannes et autres de Thoissey et Beaujolais, vont à Serrières malgré les trêves conclues et brûlent « certains notables édifices de boys que l’on fesoit faire par le roy pour recouvrer le chastel de la Roche de Solutré… » et après tant audit lieu comme en plusieurs autres villages voisins, prirent plusieurs sujets dudit pays lesquels ils conduisirent prisonniers audit chastel et rançonnèrent à grandes sommes de deniers[4].
A partir de ce moment, Pierre de Challes et ses partisans renouvelèrent leurs incursions en Mâconnais, Vergisson et Solutré furent brûlés ; on pilla les cloches des églises qui furent en partie détruites, les pertes subies par ces deux villages furent estimées à 10 000 livres.
En 1424 les hostilités duraient toujours et comme les Armagnacs occupaient la plupart des châteaux du Mâconnais le 18 août on envoya des députés au duc de Bourgogne pour avoir du secours contre les ennemis. Le 5 septembre le duc donna ordre qu’on mît le siège devant le château de la Roche. Le 6, Guillaume Glasdal, écuyer, bailli d’Alençon, gouverneur pour le Roy, se mit en route emmenant avec lui 400 anglais, tant gens d’armes que gens de trait, et aussi des nobles et autres gens habiles dudit pays que l’on pu trouver. « On adoubla en hâte l’artillerie et autres habillements de guerre qui se trouvaient à Saint-Nizier, huit bombardes, un canon de cuivre à main et un autre en fer ; des manteaux de bois pour la protection des bombardes et de ceux qui les servaient ; des chars, pavois, pics, pioches, pelles, etc., ainsi que des cuirs de grosses bêtes, pour se garantir contre le fort trait ; enfin, quatre arbalètes en bois d’if au duc de Bourgogne et quatre autres à la ville. Douze charpentiers avaient aussi construit, le 1er septembre, en la hale du roi, une chambre de bois et d’autres habillements de guerre.
Les bombardes furent approvisionnées, en plusieurs fois, de 180 livres de poudre et de 77 pierres et les arbalètes de plus de 1300 traits ou viretons.
Le 13 septembre le duc de Bourgogne vint à Mâcon avec son armée et le quatrième octobre, deux heures après midi, Jean Bussard, capitaine du château de la roche pour le dauphin, rendit le chastel à M. de Bourgogne, qui allait vers ledit chastel accompagné de 1500 hommes d’armes et de plusieurs hommes de trait, il fit jusque vers Saint-Léger, mais non au-delà, le château s’étant rendu dans ce parcours.
Il était assiégé depuis sept jours et Jean Bussard qui commandait dans la place signala son courage par la plus belle défense. Dans la capitulation il obtint de n’abandonner la forteresse que le 6 octobre si on ne venait pas le secourir, et qu’à ce terme on lui donnerait en se retirant une somme de 100 livres pour les prisonniers qu’il tenait. Le jour de la reddition étant venu et aucun secours ne s’étant présenté, il rendit le château suivant les articles de la capitulation.
Solutré resta au pouvoir des bourguignons jusqu’en 1432, mais malgré les trêves renouvelées entres ces deux partis, par un traité fait à Bourg, François l’Arragonais, capitaine bourguignon, ayant pris Marcigny qui relevait alors du Beaujolais, Antoine de Juifs et Philibert Rosset, gentilhommes de Dombes, s’acheminèrent secrètement, un samedi 7 février, vers le château qu’ils enlevèrent « de nuit d’emblée et par eschièle »[5].
Le 22 février de la même année les Mâconnais envoient une ambassade au chancelier de Bourgogne « pour avoir provision et remède contre les ennemis « étant à la roche de Soluytré qui destruysoient le pays ».
Le chancelier répondit « qu’il feroit pourvoir au fait de la Roche et ycelle vuider par traictée ou par force ».
Le 22 octobre 1434 des lettres patentes du duc de Bourgogne ordonnaient à G.Rolin, son bailli, et à Macé de Rochebaron, son capitaine de la Roche de Solutré, de faire démolir cette forteresse : « considérans les grans maulx et domaiges qui à l’occasion de la plaice et forteresse de ladicte Roche, naguères recouurée et remise en nostre obeissance, sont aduenuz ou pais de là enuiron et encores pourroit faire, que Dieu ne vuille, s’elle retournoit ès mains de noz ennemis qui par diverses fois l’on prinse d’emblée ; et affin de obuier à l’inconuenient qui en pourroit advenir, voulons, vous mandons et extressément enjoignons et commectons, se mestier est, par ces présentes, à voz deux ensemble, eu sur ce aduis et délibéracion de conseil, que deligemment vous faictes abatre, demolir et arrasier toute ladicte plaice et forteresse de la Roche, tellement que lesdits ennemis, qui jour et nuyt font tout leur effort de prandre et embler villes et places en nos pais et seignories, ne se y puissent aucunement plus tenir ne la reffortiffier ; et pour icelle démolicion faire, assemblez et faictes assembler et y aller les bonnes gens du pais et qu’ilz se emploient tellement que ladite démolicion soit bien et brief exécutée ; et adce les contraignies ».
En conséquence le Bailli et Macé de Rochebaron firent venir des châtellenies du comté de Mâcon des personnes en grand nombre les 3,4 et 5 janvier et leur firent abattre entièrement ledit chastel… « laquelle démolition est de très grand profit au duc et aux pays voisins dudit chastel à vingt lieus à la ronde, considérés les grands meurtres, larcins, pilleries et autres inconvénients que le temps passé ont été faits pour cause des prises que les ennemis du duc ont fait de ladite roche… ».
D’ailleurs la garde du château coûtait 200 livres par an et il n’avait que 5 livres de rente.
La tradition rapporte que plusieurs démolisseurs mirent une telle ardeur à leur travail qu’ils se firent écraser sous la chute des murs. Le fait est qu’en 1853 M.Arcelin a vu exhumer d’un amas de décombres un squelette étendu sur les marches d’un escalier taillé dans le roc, au N.O du château. […]
La roche de Solutré couronnée de ses ruines resta dans le domaine royal et fit partie de la châtellenie de Davayé jusqu’en 1601, époque de la vente entre les mains de Thomas Chandon. A la fin du siècle dernier, M. Chesnard de Layé, baron de Vinzelles, se qualifiait seigneur de la Roche de Solutré.
A cette époque une partie des murs était encore debout, il était facile de se rendre compte de leurs dispositions, et l’on dit même que les moines de Cluny en firent lever le plan.
Après la révolution, le rocher devint la propriété de la commune de Solutré et ce qui restait des ruines fut utilisé comme carrière, la cure de Solutré et l’ancienne habitation de M.Febvre, dont elle faisait partie, furent, dit-on, construits avec des matériaux enlevés aux ruines du château.
Des fouilles faites 1853 par un habitant du village, location des terrains de la commune, ont achevé de faire disparaître ce qui restait de la vieille citadelle mâconnaise. On en a retiré un grand de débris antiques ou du moyen âge, des médailles, des armes, des outils, des clefs, des innombrables fragments de poterie, des ossements humains et des rebut de cuisine […], enfin des centaines de pointes de traits et de viretons […].
« J’ai profité, dit M. Arcelin, de ces fouilles sans méthode pour lever le plan des substructions à mesure qu’on les mettait au jour. Elles ne couvraient pas un espace très large et ne donnant pas l’idée d’un édifice très remarquable. C’est à ses défenses naturelles que le château avait dû son importance militaire.
extrait du Mâconnais historique, seigneuries, châteaux, François Perraud
26 mars 2008
RAHAN et SOLUTRE
SOLUTRE a eu de nombreux visiteurs dont RAHAN, le fils des ages farouches :
http://www.rahan.org/actuel/secretsolutre.html
18 mars 2008
L'histoire du Comté de Mâcon
un lien tres documenté sur l'histoire du comté de Mâcon, ses comtes et seigneurs :
http://gilles.maillet.free.fr/histoire/recit_bourgogne/recit_comte_macon.htm
12 mars 2008
Solutré et Francois Mitterand
http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAC89052241
01 mars 2008
L'echelle des temps géologique
La formation de Solutré date du Jurassique soit il y a environ 200 millions d'années
L’ère précambrienne
L’ère précambrienne est caractérisée par l’apparition de la terre, il y a environ –4,5 milliards d’années par l’accrétion. L’accrétion est un phénomène provenant de nuages de gaz, qui ont formés des corpuscules. Ces corpuscules s’attirent et se soudent pour former une planète. Les premiers êtres vivants apparaissent dans les océans entre – 4 et –3,5 milliards d’années et sont comparables à des bactéries actuelles. Ces formes de vie représentent un rôle très important dans l’avenir de notre planète car ceux-ci rejettent de l’oxygène qui est un poison mortel pour eux. Pendant cette ère, la terre est soumise a un intense rayonnement ultraviolet, interdisant la vie sur les continents et dans les eaux peu profondes. L’oxygène rejetté reste dans l’eau puis passe dans l’atmopshére. Cet oxygène donnera la couche d’ozone, ce qui pourra protéger d’eventuelles formes de vie aérienne des rayons ultra-violets.C’est là qu’apparaissent les pluricellulaires avec des corps mou dans les océans, par example les méduses. Cette ère s’arrête à –540 millions d’années. Les géologues ont donné fin à l’ère précambrien lorsque les premiers animaux à squelette sont apparus.
L'ere primaire
L’ère primaire a commencé, il y a – 540 millions d’années. Les poissons sont les premiers animaux à avoir eu un squelette interne, avant l’apparition des poissons on trouvait des animaux à squelettes externes (coquille). Les premiers animaux terrestres apparaissent à peu près il y a – 360 millions d’années. L’ère primaire se termine lorsque que les formes de vie se diversifient (amphibiens, reptiles).A la fin de l’ère primaire, 95% des espèces vivantes dans les océans, ont disparus, comme, les crinoïdes, les nautiles, ainsi que les bryozoaires, ceci a provoqué de grands changements sur les zones littorales. |
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| Ordovicien : A : Trilobite Le carbonifere A : Amphibien B : Fougère D : Requin F : Coraux Le permien : A : Dimétrodon ( Reptile ) L'ere secondaire
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27 février 2008
Le Dragon Universel
"Le Maconnais traditionaliste et populaire" Gabriel JEANTON
la Bête Pharamine de Vergisson, le "P'teu" n'est autre que le serpent mythologique apparenté au dragon chinois. La légende mâconnaise a pris depuis le siècle dernier une tournure humoristique et plaisante qui va assez bien avec notre esprit.
Mais le fond de la légende se rattache à des croyances tres anciennes, qui, a une époque lointaine, avaient un sens religieux.
Ce cirque naturel de Vergisson, dont les gradins sont des rochers énormes, figés dans un écroulement de catastrophe, serait completement séparé du monde extérier sans l'étroit goulot qui le relie à la plaine de la Saone, et dont le nom populaire de "Gorge de Roncevaux " rappelle quelque chanson de geste. Ne montre t'on pas, à l'ouest du village, sur les pentes qui s'adossent à la grande montagne, des mégalithes comme celui du "Bois Rosier", des alignements de rochers ou l'on peut voir un autel et des lieux de sacrifices druidiques.
Mais Vergisson est surtout légendaire par son " P'teu", le dragon mythologique de l'Orient, que les maconnais appellent Bete Pharamine ou vouivre, démithyfié par l'Abbé DUCROT en 1888, qui fait son séjour sur les roches de Solutré et Vergisson.
22 février 2008
SOLUTRE ET LE MUSEE
La roche de Solutré restera l'un des monuments les plus extraordinaires de la nature, qui en conte les mysteres et les légendes.
Il y a 180 millions d'années, une mer peu profonde accueillit les bancs de calcaire que l'on découvre au flanc de cette falaise prodigieuse. Si celle ci fut épargnée par l'érosion, pour nous impressionner aujourd'hui par cette vision, ce fut grace aux coraux silicifiés qui en protégerent efficacement le sommet. Ainsi fut fait pour nous transmettre ces messages de l'au-dela des temps et un mystere insondable.
feuille de laurier
Tous les âges de la terre, donc des hommes, se lisent à pierre ouverte sur ce jalon extraordinaire de 500 metres de haut, grace a cet homme érudit qui y entrepris les premières fouilles : Adrien Arcelin.
Solutré et Vergisson sous la neige
Le gisement de Solutré est constitué par un éboulis argileux, issu de la longue désagrégation des sols, conséquence des glaciations. Les différentes couches des diverses périodes se sont superposées, bien en ordre pour faciliter le classement, 6 à 8 metres d'épaisseur sur une plate-forme stable, alors qu'elles disparaissaient ailleurs sur les pentes.
Sur cette plate forme, dite au Crot du Charnier, nous verrons pourquoi A.Arcelin sut lire l'histoire du monde.
Au plus bas des plus vieilees couches du terrain sédimentaire, dite du Mousterien, puis du Gravettien, datant de 22 000 à 24 000 ans avant notre ere.
Là, la découverte se hisee à la taille des temps; une épaisse plaque de magma couvrant presque un hectare contient les ossements agglutinés de 40 000 à 100 000 chevaux.
On comprend alors l'enthousiaste chercheur imaginant une épopée à la taille du phénomène. Si la facon reste contredite par le déroulement des fouilles, le mystere demeure. L'explication la plus vraisemblable serait que le lieu, passage obligé des migrations de troupeux sauvages, présentait un terrain de chasses privilégié.
Mais comment opéraient les hommes primitifs pour réussir de telles hécatombes ?
recouvrant ces strates énigmatiques, d'autres couches datant de moins 19 000 ans, racontent des temps plus froids ou passe le renne. Cette phase, délimitant une période de civilisation prend le nom du lieu : "le Solutreen", car c'est ici que l'on a découvert une nouvelle forme de l'évolution de la vie : des pointes de silex taillées en forme de feuille de laurier, dont la fabrication démontre une grand habileté.
Dernieres couches, dites du Magdalénien, des jeunettes de 12 500 ans à 14 000 ans, ou l'on retrouve le cheval et le renne, mais aussi les mammouths.
d'après Jean ZAYet Adrien ARCELIN "Chasseur de rennes a Solutré"
baton percé
03 août 2007
Vergisson et sa roche
Le fief de France, à Vergisson, était ancien. Oddet de Cheminant, seigneur de la Grevillere, époux de Catherine de Vergisson, reconnait tenir du roi, certaines maisons appellées de France, un pré vers les maisons de la Combe.
La reconnaissance est reçue par le chatelain royal de Prissé.
Vergisson : le hameau en France, le lavoir est au fond à droite
" N"est ce pas parce que ce lieu relevait directement du roi, seigneur de Prissé, qu'il s'appelait France."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vergisson
Philibert BULYON, co-seigneur de Serrieres et de France, repris de fief pour France, le 31 Janvier 1647, et mourut en 1675, sans héritiers.
(de Bullion : écartelé au 1 et 4 d'azur à trois fasces ondées d'argent surmonté d'un lion issant d'or, au 2 et 3 d'argent à une bande de gueule, accompagné de 6 coquilles de même rangées en orle.)
Aymé SEYVERT, avocat à Paris, son héritier, repris de fief le 7 Décembre 1677, il était neveu par sa mère, de Thomas BULLION co-seigneur de Serrieres avec son frère.
Aymé Jean Jacques SEYVERT, avocat au parlement, vendit France le 5 Novembre 1725 à François LEMOYNE, bourgeois de Mâcon, qui repris de fief le 9 Aout 1737. Joseph Antoine LEMOYNE, négociant, paya les droits en 1768. Jacques REVECHON, négociant de Lyon, était sieur de France, en 1795. Il fut député à la Convention, et vota la mort de Louis XVI.
La roche de Vergisson
En 1789, la maison de France eut la visite des brigands, qui volèrent les serviteurs.
(Extrait du Nobiliaire Maconnais de Mgr RAMEAU)
Attestation portant qu'au mois de Septembre 1617, "par un accident étrange et extraordinaire, la paroisse de Vergisson et toutes le circonvoisines en la longueur de plus de quatre à cinq lieues, furent affligées d'une tempête et chutes d'eaux si grandes que, outre la perte des fruits, la face de la terre estoit de tous côtés couverte d'eau qui couloit comme torrents rapides, et emportoit les clostures et murailles.
(Archives Départementales cote B1010)
Les vignes de Vergisson sous le soleil



















